Comment soulager une rhinite (nez bouché)? Les solutions

AVERTISSEMENT: Les informations sur ce site n'ont pas pour but de prescrire la médecine. Ce site ne cherche ni à guérir, ni à soigner, ni à traiter, mais uniquement à présenter les solutions alternatives qui favorisent votre bien-être. Consultez donc obligatoirement votre médecin en matière de santé.



Comment soulager une rhinite (nez bouché)? Les solutions

Nez bouché, écoulement nasal, éternuement… il existe de nombreuses formes symptomatiques d’une rhinite, et toutes mettent souvent le patient dans l’inconfort. Pouvant être d’origine allergique ou être une affection chronique, la rhinite est une pathologie assez courante. La rhinite se trouve souvent à l’origine du nez bouché, et il s’agit d’une affection naso-sinusienne très fréquente. Pour les personnes qui souffrent d’allergie, la rhinite peut facilement devenir un vrai blocage pour le confort de vie au quotidien. En effet, il est assez difficile de se faire à des éternuements sans cesse, à un nez qui coule ou à mieux respirer avec un nez bouché à longueur de journée. Comment faire pour soigner une rhinite et un nez bouché ?

Une rhinite : c’est quoi exactement ?

Saviez-vous que les fosses nasales et les sinus sont revêtus d’une muqueuse ? En effet, il s’agit en quelque sorte d’une barrière de protection naturelle tapissée sur les parois de cette entrée de la voie respiratoire. Cette muqueuse sécrète continuellement un liquide, dont le rôle est d’humidifier l’air que nous inspirons, piégeant ainsi les poussières et petites particules dans l’air. Par la même action, la muqueuse sert également de barrière naturelle pour les agents infectieux. Toutefois, il peut arriver que cette barrière soit elle-même attaquée par des virus ou des bactéries. Cela provoque une inflammation de la muqueuse. Des réactions allergiques peuvent également provoquer une inflammation de la muqueuse et causer une rhinite allergique.

Par définition, une rhinite est une inflammation de la muqueuse nasale ou de la paroi intérieure de narine. À cause d’un virus, d’une bactérie ou d’agents allergènes, cette paroi s’irrite et gonfle, produisant un excès de mucus, ce qui peut provoquer un écoulement nasal ou un nez bouché.

Il faut pourtant savoir que la rhinite peut prendre plusieurs formes :

La rhinite allergique

Cette forme de rhinite se démarque par ses symptômes, dont les éternuements à répétition, le nez qui coule, des chatouillements dans la cavité nasale, des larmoiements et une irritation des yeux. Elle peut être provoquée par des agents allergènes, dont les acariens, des pollens ou de la poussière. Toutefois, lorsqu’elle est causée par des pollens, on parle généralement de rhume de foins ou de rhinite saisonnière.

En principe, cette forme de rhinite est provoquée par une sensibilisation anormale et une réaction excessive du système immunitaire face à un corps étranger à l’organisme qui est appelé agent allergène. Selon les personnes, l’agent allergène peut être du pollen de plantes, de la moisissure, des substances sur les poils ou la peau d’animaux, ou encore d’autres particules transportées par l’air.

Lorsque ces substances entrent en contact avec la muqueuse, créant une réaction allergique, le système immunitaire de la personne provoque une chaîne de réactions, commençant par une inflammation. De l’histamine et d’autres substances inflammatoires sont ensuite libérées, ayant pour conséquences la dilatation des vaisseaux sanguins et l’augmentation de la sécrétion de mucus pour détacher l’allergène de la paroi de la cavité nasale.

La rhinite saisonnière

Il s’agit d’une forme de rhinite qui n’apparaît qu’à une certaine période de l’année, d’où son appellation « rhume des foins » ou « rhinite saisonnière ». Généralement, elle apparaît au printemps et à l’été, avec la floraison des plantes, qui sont les principaux agents allergènes à l’origine de ce rhume.

Quand il s’agit d’un rhume qui apparaît au printemps, le pollen est souvent à l’origine. Par contre, lorsqu’il est question de rhume qui fait son apparition vers le mois de juillet, les graminées sont souvent les causes. Pour les personnes qui développent une allergie à l’herbe à poux, le rhume arrive souvent vers la fin de l’été, lorsque la plante fleurit. Il faut également noter que la moisissure peut également être à l’origine de la rhinite saisonnière. Celle-ci est plus importante au moment de la fonte des neiges. Par la suite, l’entretien des pelouses entraînera également une aggravation de la rhinite.

La rhinite persistante

Généralement, les personnes atteintes par cette forme de rhinite ont une rhinite vasomotrice et non une rhinite allergique. Celle-ci survient généralement vers 20 ans, et souvent quand la personne passe par une période de stress. C’est également le cas lorsqu’il y a une variation de température et d’humidité ambiante. Elle peut aussi se déclarer lorsqu’il y a une fumée, de la poussière, de fortes odeurs, des odeurs de produits chimiques qui irritent la muqueuse nasale… Il faut savoir que cette forme de rhinite peut être déclenchée par des médicaments ou des changements hormonaux.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une rhinite allergique, la rhinite persistante peut également être déclenchée par des allergènes. C’est surtout le cas lorsque ces agents sont omniprésents dans l’environnement de la personne, que ce soit à la maison ou au bureau. La personne atteinte semble être perpétuellement enrhumée, mais le rhume devient encore plus grave avec les allergènes. La crise se déclenche souvent au réveil et plusieurs fois pendant la journée. Elle s’apaisera facilement d’elle-même quand les déclencheurs disparaissent.

Généralement, les personnes souffrant d’une rhinite persistante sont celles qui ne supportent pas les acariens. Ces micro-organismes se nourrissent des squames de peaux humaines, et apprécient généralement les environnements chauds et humides (matelas, oreillers, coussins, tapis…). Les gens qui y réagissent sont en principe allergiques à leurs déjections.

Comment reconnaître une rhinite ?

L’on reconnaît facilement une rhinite par ses symptômes qui se déclenchent dès que la personne est exposée à des agents allergènes. Ces symptômes persisteront aussi longtemps que la personne s’expose aux allergènes. Il faut savoir également que, même si les symptômes réapparaissent chaque année, notamment pour le rhume des foins, ces symptômes tendront à diminuer en intensité avec l’âge. Il existe également des cas, même assez isolés, où des personnes développent des allergies aux pollens seulement à l’âge adulte.

Ainsi, l’on peut principalement dénoter quelques symptômes typiques de la rhinite, qu’elle soit allergique, saisonnière ou persistante :

• le nez qui pique, qui coule ou la présence d’une sécrétion très liquide qui coule sans que l’on s’en rende compte ;
• une congestion nasale ou un nez bouché, donnant un certain inconfort notamment pour respirer ;
• des éternuements en série ;
• une tension dans la région sinusale ;
• des maux de gorge s’accompagnant d’une voix rauque ou d’une toux ;
• des démangeaisons dans la gorge ou dans le palais ;
• une altération du goût et de l’odorat, qui s’accompagne également d’un bourdonnement de l’oreille ou d’une réduction de l’acuité auditive (celle-ci concerne surtout les enfants en bas âge) ;
• la fatigue et l’irritabilité de la personne s’ensuivent. Ceux-ci sont principalement provoqués par l’insomnie, qui est elle-même due à l’inconfort causé par le nez bouché et les éternuements répétitifs.

Il faut également noter que chez les enfants, la rhinite peut facilement prendre la forme d’une rhinopharyngite. C’est surtout le cas si les défenses immunitaires sont affaiblies, ce qui peut alors causer le développement d’autres maladies respiratoires comme la trachéite, la bronchite, la sinusite ou l’otite.

Dans le cas d’une rhinite allergique ou d’une rhinite infectieuse, les symptômes peuvent également inclure une conjonctivite. Ainsi, la personne souffrira des yeux qui piquent ou de larmoiements à répétition.

Quelles sont les vraies causes d’un nez bouché ?

Comme nous l’avions vu plus haut, les causes d’une rhinite peuvent varier suivant la forme de rhinite dont il est question. Toutefois, pour toutes les formes de rhinites, il y a toujours un agent allergène qui entre en compte. Par ailleurs, selon les études de scientifiques, les bagages génétiques auraient une place prépondérante parmi les facteurs de la rhinite. C’est surtout le cas pour les personnes qui souffrent d’une rhinite persistante.

Une personne qui, par ses prédispositions génétiques, serait davantage sensible aux allergies est dite « un terrain atopique ». En d’autres termes, ces personnes réagissent exagérément au contact d’agents allergènes qui sont considérés comme normalement banals et inoffensifs. Ainsi, pour ces personnes, les manifestations peuvent être variées : rhinite allergique, asthme, urticaires, eczéma, allergie alimentaire, conjonctivite… Ces manifestations peuvent arriver isolément ou simultanément, selon la personne.
Pour les rhinites saisonnières, les principaux facteurs qui entrent en jeu sont la prédisposition génétique et les agents allergènes.

Évolutions possibles d’une rhinite

Même si la rhinite semble être assez légère, et que ses symptômes sont également assez faibles, il faut savoir que des complications peuvent arriver. Ainsi, il faut savoir que certaines personnes plus que d’autres peuvent être des terrains atopiques.

Les personnes les plus à risques face à une rhinite sont généralement :

• celles dont les prédispositions génétiques ont laissé des traces d’allergies, incluant principalement la rhinite allergique. Ainsi, lorsque les deux parents ont une allergie, peu importe laquelle, l’enfant risque généralement de développer une forme de rhinite allergique. Il peut également arriver que l’enfant n’ait pas cette allergie inscrite dans ses gênes.
• les hommes un peu plus que les femmes. Bien que la raison en soit inconnue jusqu’à maintenant, les hommes sont plus à risques que les femmes de développer une rhinite plus facilement.
Notons également l’existence de facteurs de risque qui font que la personne soit plus en proie aux crises et à la rhinite, quelle que soit sa forme. C’est par exemple le cas :
• d’une exposition répétée à des agents allergènes aériens ;
• d’une exposition à la fumée de cigarette, particulièrement à la première année de vie. En d’autres termes, un nouveau-né qui est souvent exposé à la fumée de cigarette.
• d’une exposition à la pollution aérienne et à d’autres agents qui peuvent irriter les voies respiratoires, comme le cas des fumées de feu de foyer, de polluants dans l’air, d’acariens…
• d’un abus de décongestionnants topiques (présents principalement dans les aérosols des rafraîchissants d’air). Ceux-ci peuvent causer une irritation grave de la muqueuse du nez et, par conséquent, causer une rhinite d’origine médicamenteuse.

Les complications d’une rhinite peuvent être diverses suivant l’âge de la personne, mais aussi les conditions de son système immunitaire. Dans le cas des enfants, la complication d’une simple rhinite peut conduire à une otite, une sinusite, une rhinopharyngite… Pour d’autres patients, il se peut que la complication d’une rhinite conduise à une sinusite chronique.

Par ailleurs, pour les personnes qui ont une rhinite chronique, les complications incluent généralement l’asthme, et ce, sans tenir compte de l’intensité des symptômes. Il est ainsi plus qu’important de consulter un médecin ou de traiter proprement la rhinite afin d’éviter d’éventuelles complications.

Il est surtout conseillé de consulter un médecin si les symptômes sont persistants, et nuisent à la qualité de vie de la personne. De même si les symptômes ne peuvent être soulagés par des médicaments en vente libre et, surtout, si les effets secondaires des médicaments sont mal tolérés.

Comment diagnostiquer une rhinite ?

En terme général, les symptômes permettent à eux seuls de définir que la personne est atteinte d’une rhinite. Il faut pourtant des examens plus poussés pour savoir s’il s’agit d’une rhinite allergique, d’une rhinite saisonnière ou d’une tout autre forme de rhinite.

Ainsi, pour arriver à un diagnostic plus précis, le médecin établit avec le patient la liste des symptômes et leurs apparitions. Pour cela, il va demander à la fois le moment de leur apparition et la manière dont ils se manifestent. Par la suite, cela va servir à répertorier les allergènes présents dans l’environnement du patient lorsque les crises apparaissent.

Il existe également des essais ou tests pour savoir quels sont les vrais allergènes qui entrent en compte dans les crises du patient. Ces tests sont principalement conseillés lorsque l’agent allergène est particulièrement difficile à trouver. Cela peut être un test sanguin ou un test cutané.

Le test cutané

Pour ce test, c’est la peau du patient qui est exposé à de très petites doses de substance reconnues comme étant des allergènes, celles-ci étant purifiées au préalable. Il s’agit principalement des agents allergènes les plus reconnus : pollens de diverses plantes, moisissures, squames de peaux d’animaux, acariens, venin d’abeille, latex, pénicilline… L’on observe par la suite les réactions allergiques du patient après moins d’une demi-heure. Comme la substance allergène a été préalablement purifiée, les réactions sont quasi localisées : petites rougeurs ou bosses similaires à une piqûre d’insecte.

Le test sanguin ou RAST (radioallergosorbent test)

Un prélèvement sanguin du patient est soumis à différentes substances allergènes. Ainsi, si le patient est allergique, les anticorps contenus dans le sang et qui sont propres à l’allergène vos se lier à ce dernier. L’intérêt de ce test est également le fait que la concentration d’anticorps présent dans le sang peut être détectée face à la réaction allergique. Bien qu’elle soit plus coûteuse qu’un test cutané, cette technique a l’avantage d’être moins risquée qu’un test cutané. Par ailleurs, elle offre un plus grand avantage en ce qui concerne les résultats.

Comment prévenir une rhinite et ne plus avoir le nez bouché ?

Une fois qu’elle s’est installée – qu’il s’agisse d’une rhinite allergique, d’une rhinite saisonnière ou d’une rhinite persistante – il devient difficile de s’en débarrasser. Mais, il peut également arriver qu’elle parte d’elle-même sans que vous n’ayez rien à faire. Toutefois, autant que possible il est conseillé de prévenir la rhinite.

La seule mesure préventive connue jusqu’à maintenant reste l’évitement. Il s’agit d’une mesure de base consistant à éviter autant que possible le tabagisme et la fumée secondaire. En effet, la fumée de tabac est le premier élément qui irrite les voies respiratoires, en faisant ainsi un terrain propice pour les maladies respiratoires. Aujourd’hui, les médecins et scientifiques explorent toutes les pistes concernant les mesures préventives pour éviter la rhinite.

D’autres moyens permettent également de prévenir les crises, à commencer par réduire l’exposition aux allergènes qui peuvent provoquer les crises :

Le pollen et les moisissures

• éviter autant que possible les activités qui exposent à de grandes quantités de pollen, comme la tonte de la pelouse, le fauchage ou le sarclage ;
• assurer une ventilation optimale de l’intérieur de la maison, en utilisant un purificateur d’air équipé de filtre à particules à haute efficacité ou d’un filtre électrostatique. En effet, ouvrir simplement les fenêtres n’est pas trop conseillé. En hiver, si vous utilisez un feu de foyer, pensez à vérifier qu’il y a une ventilation adéquate pour évacuer la fumée ;
• éviter de sécher son linge dehors pour que les pollens ne s’y collent pendant la journée ;
• garder un taux d’humidité à moins de 50 % dans la maison, et utiliser un déshumidificateur d’air dans le sous-sol afin d’éviter la formation de moisissures ;
• avoir un minimum de plantes et, surtout, éviter les pots de fleurs en argile afin d’éviter autant que possible les moisissures.
Les acariens :
• laver régulièrement la literie à l’eau chaude pour éliminer les acariens ;
• recouvrir le matelas d’une housse anti acariens et utiliser des oreillers en mousse synthétique lavable ;
• nettoyer régulièrement les tapis, moquettes, coussins et linges de maison avec un aspirateur équipé d’un filtre de haute qualité ;
• éviter d’étaler en abondance des draperies dans la chambre à coucher ;
• lors d’utilisation d’acaricides en aérosol, pensez à laisser l’intérieur de la maison bien aéré pendant plusieurs heures ;
• pour se débarrasser des acariens et des larves d’acariens sur les jouets et les peluches, il est possible de les mettre au congélateur durant 72 h avant de les laver. Cette opération est à répéter chaque trimestre.
Les animaux :
• bien que vous affectionnez particulièrement les chiens et les chats, il faut éviter au maximum de les garder dans la maison (les chats étant les animaux domestiques les plus allergènes) ;
• pensez à donner un bain à votre animal domestique chaque semaine ;
• éliminer les poils d’animaux sur le sol, sur les coussins et autres parties de la maison régulièrement et même quotidiennement ;
• garder l’animal hors de la chambre à coucher.

Les aliments

Il faut savoir que les personnes souffrant d’une rhinite doivent veiller particulièrement à leur alimentation. C’est surtout le cas pour ceux qui sont atteints d’une rhinite allergique. Ces personnes sont généralement allergiques aux fruits à coques et aux légumes frais. Il s’agit de ce qu’on appelle syndrome d’allergie orale. Selon les cas, il suffit d’une ingestion ou d’un contact de l’aliment avec la bouche pour provoquer des symptômes.

Par ailleurs, il est plus que conseillé de bien équilibrer son alimentation en vue d’améliorer les défenses immunitaires naturelles. Il faut également boire beaucoup d’eau, et d’éviter autant que possible les aliments à fortes odeurs qui peuvent irriter la cavité nasale, notamment les plats trop épicés.

Traitements d’une rhinite

La toute première étape pour traiter une rhinite est de cesser l’exposition aux agents allergènes. Pourtant, éliminer les allergènes n’est pas toujours possible, notamment dans le cas des pollens de plantes. Ainsi, il faut accompagner cette première étape par d’autres traitements.

Les traitements médicamenteux

Il existe des médicaments qui aident en atténuant les symptômes d’une rhinite, ou qui permettent de déboucher facilement le nez. Si certains se prennent par voie orale, d’autres se vaporisent ou s’administrent par gouttes pour les yeux ou le nez. Une grande majorité de ces médicaments se vendent en pharmacies, et ne nécessitent aucune une ordonnance. Mais, si ceux-ci n’ont aucun effet, le médecin traitant peut prescrire d’autres médicaments plus forts.

Ainsi, l’on peut trouver de nombreux médicaments, à savoir :

• les antihistaminiques : qui bloquent la production d’histamine, qui est la substance à l’origine des symptômes allergiques. Ce médicament soulage les éternuements, les écoulements nasaux, les picotements aux yeux ou à la gorge…
• les décongestionnants : qui diminuent de manière rapide et efficace l’enflure dans la cavité nasale, et qui cause principalement la sensation d’avoir un nez bouché à longueur de journée. Ceux-ci sont généralement combinés avec les antihistaminiques, et peuvent se prendre sous forme de comprimés, de sprays, de gouttes nasales… Par contre, les décongestionnants sous forme de spray ne doivent pas être utilisé plus de trois jours d’affilé, au risque d’entraîner une « rhinite rebond ».
• les rinçages de voies nasales : les solutions salines qui aident à rincer les voies nasales permettent à la fois de calmer les irritations de la muqueuse, mais aussi d’agir sur l’enflure des parois nasales. Ces solutions de rinçages permettent surtout d’évacuer rapidement le mucus infecté par des bactéries, virus ou agents allergènes. De plus, il est tout à fait possible de se faire sa solution saline soi-même à la maison avec un quart de cuillère à café de sel à dissoudre dans 500 ml d’eau tiède.

Traitement de désensibilisation progressive

Quand la rhinite est d’origine allergique, et que la cause de l’allergie est connue, le traitement par désensibilisation progressive est un traitement alternatif intéressant. La désensibilisation, également appelée immunothérapie consiste principalement à injecter sur une période de 3 à 5 ans, des doses croissantes de la substance allergène. De fait, l’organisme du patient commence à s’adapter à l’allergène en question pour, finalement, développer une immunité contre celui-ci. Il faut savoir toutefois que ce traitement n’est possible que pour les allergènes communs comme les pollens, les poils de chiens ou de chats…
Ce traitement, utilisé depuis des années sur de nombreuses personnes, a déjà prouvé son efficacité, notamment pour les allergies contre les acariens et les pollens. Aujourd’hui, après de nombreuses années de recherches, les médecins proposent également ce traitement par prise quotidienne de gouttes ou de comprimés qu’on laisse fondre sous la langue. Il s’agit du traitement de désensibilisation sublinguale ou SLIT (Sublingual Immunotherapy).

La chirurgie

En cas d’inefficacité du traitement médicamenteux ou d’anomalies anatomiques au niveau des fosses nasales, un traitement chirurgical peut être préconisé par le médecin. Celle-ci consistera principalement à dévier la cloison nasale pour drainer les sinus infectés. Le but d’une intervention chirurgicale est principalement de faciliter la respiration, mais elle ne permet en aucun cas de soigner les réactions allergiques ou de les diminuer.

Conclusion

La rhinite est vue comme étant une affection bénigne et ne devrait pas causer de graves dégâts sur la santé. Pourtant, avoir une rhinite peut affecter le confort de vie dans de nombreux cas. En effet, elle empêche autant de respirer normalement, mais avoir des éternuements à répétitions, et avoir le nez qui coule à longueur de journée n’est pas facile pour les patients. Cette affection résulte principalement de l’irritation ou de l’inflammation de la muqueuse nasale et peut, sur le long terme, et si elle n’est pas proprement soignée, provoquer d’autres maladies. Une rhinite peut également être d’origine allergique, bactérienne ou virale. Selon les cas, les traitements peuvent varier, mais consisteront principalement à bloquer la production d’histamine, à déboucher le nez et à soulager l’inflammation du mucus. Dans le cas de personnes souffrant de rhinite allergique, il est possible de traiter par désensibilisation afin d’augmenter l’immunité de la personne face aux agents allergènes.

Blog